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Dr. Mimoza Tulina, sociologue d’origine albanaise

Être inclusif, flexible et professionnel envers les femmes immigrantes

J’espère que cette journée nous aidera à nous exprimer, à échanger des idées, à réfléchir sur notre situation, à devenir de plus en plus conscientes de nos valeurs, de notre rôle important dans les moments difficiles d’adaptation et d’intégration dans la société canadienne et de lutter pour améliorer nos conditions.

Acquis en tant que femme professionnelle dans le pays d’origine:

  • Diplôme universitaire en enseignement du français
  • Diplôme postuniversitaire en sciences de l’éducation
  • Docteur en sociologie
  • Expérience remarquable dans l’enseignement du français
  • Expérience remarquable dans le domaine de la recherche et de l’enseignement à l’université.
  • Qualifications, publications et présentations dans des conférences

I. Décision d’immigrer au Canada

Différentes raisons: Pays développé où la démocratie est un principe de base, Multiculturel et construit sur la base d’une politique multiculturelle Politique ouverte et légitime envers les immigrants Deux langues officielles et le français aussi important que l’anglais J’ai pensé qu’au Canada on peut aspirer à un meilleur avenir pour les enfants et à une meilleure carrière professionnelle. J’ai pensé que c’est un pays où les rêves deviennent réalité. Venir ici ce n’était pas facile. Prendre la décision de renoncer à tous ce qui nous appartenait, à mon histoire, à nos parents, à notre identité et aux achèvements dans notre pays c’était du courage et de l’espoir vers l’avenir et le progrès.

II. Réalité et statut au Canada

A part les aspects positifs et les couleurs positives qui présentement sont mineures et sont plus liés à l’avenir et l’espoir, il y a beaucoup d’obstacles et d’aspects obscures qui sont liés aux fait d’être femme, immigrante, francophone et en minorité. Je pense que les deux aspects les plus importants sont : Être mère immigrante (plan familial)et être femme professionnelle immigrante (plan personnel)

1. Être mère immigrante

La mère immigrante doit faire l’impossible pour surmonter beaucoup d’obstacles. Elle est obligée de devenir un facteur de stabilité dans la famille et un moyen de détente étant donné qu’une famille immigrante, en général, perd la tranquillité, la stabilité la sécurité tellement nécessaire pour le bien être mental de l’enfant. Pour les familles et les mères immigrantes les difficultés dans l’éducation des enfants sont beaucoup plus grandes. A part les facteurs généraux, caractéristiques pour chaque société, il y a beaucoup de facteurs qui affectent ce processus tels que : économiques, linguistiques, culturelles, éthiques psychologiques, relationnelles, familiales etc. A part les préoccupations personnelles qui sont liées au processus de changement et d’adaptation de leur personnalité en tant que citoyennes et femmes, les mères sont obligées de guider leurs enfants et de les aider à s’orienter dans une société nouvelle dans des conditions tout à fait nouvelles.

Dans ce processus d’orientation et de support pour les enfants il y a un obstacle qui est lié au conflit des valeurs.

En général, les parents et spécialement les mères apprennent aux enfants:

  1. Les bonnes valeurs : l’étique et la culture de la société à la quelle ils appartiennent
  2. Les conclusions et les résultats des expériences personnelles de leur vie et cette expérience appartiennent à une autre réalité et à une autre culture Dans ces conditions, les parents immigrants, par conséquent les mères se sentent tout d’un coup démunis de ces moyens très importants.

Malgré la présence des vérités et des valeurs universelles, l’étique, la culture et les expériences personnelles dans le pays d’origine n’ont plus la valeur pratique et le même effet dans le nouveau milieu social

Par conséquent, le conflit entre les générations devient plus grave dans les familles immigrantes Cette complexité de facteurs fait que les mères immigrantes se sentent frustrées isolées sur le plan personnel et familial cette frustration se manifeste et se transmet chez les enfants.

On ne peut pas nier le fait la société canadienne et le gouvernement du Canada ont crée des organismes pour aider les immigrants, mais, il reste beaucoup plus à faire pour pouvoir aider les mères immigrantes à sortir de cette isolation à se sentir capables de s’intégrer dans la nouvelle réalité tout en apportant les expériences accumulées dans leur pays d’origine, à se sentir utiles et sûres des effets de leur activité éducative envers leurs enfants.

2. Femme immigrante professionnelle

Comme toutes les femmes immigrantes mères qui en ont des aspirations professionnelles je suis en train de connaître le chemin difficile, Presque impossible de l’intégration professionnelle au Canada. Malgré le fait que la société canadienne est ouverte, moderne et démocratique, malgré les mouvements féministes les programmes et la propagande en faveur des femmes et des mères, il existe beaucoup d’obstacles par conséquent elles n’arrivent pas à réaliser complètement leur potentiel. Les acquis dans le pays d’origine ne sont pas reconnus au Canada malgré l’expérience pertinente dans le pays d’origine et les diplômes. Malgré le fait que j’ai travaillé dans les milieux universitaires et j’ai beaucoup contribué à la restructuration de l’enseignement en Albanie en collaboration avec d’autres partenaires européens il a été presque impossible pour moi de m’intégrer professionnellement au Canada. Et pourtant j’ai fait beaucoup d’efforts à connaître la spécificité du marché canadien de travail, à bien connaître la réalité et mes compétences transférables pour pouvoir m’adapter. Pendant cette année d’intégration et d’adaptation j’ai aussi fait une analyse de la situation. Cela est du au fait qu’il existe beaucoup de facteurs qu’on peut grouper en:

Subjectifs et objectifs

Dans les conditions de la femme immigrante les facteurs objectifs influent beaucoup les facteurs subjectifs. Il est important d’analyser les facteurs qui font un obstacle presque insurmontable vers le marché de travail pour les femmes professionnelles tells que:

  • L’expérience canadienne la quelle ne sera jamais acquise si on n’est pas embauché dans un poste de travail relié avec la profession.
  • Reconnaissance des acquis et des diplômes et adhésion dans les organismes et les associations professionnelles ce qui prend beaucoup de temps et devient presque impossible avec l’infinité de documents exigés des institutions (des universités, des places de travail, etc.) du pays d’origine.
  • Manque de l’information appropriée dès le moment de l’arrivée au Canada
  • Manque de professionnalisme, passivité et présence du formalisme au milieu des organismes responsables qui desservent les immigrants et les femmes immigrantes
  • Manque de collaboration entre les organismes
  • Manque du support approprié pour les organismes communautaires malgré la politique multiculturelle.
  • Présence d’un esprit traditionnel et manque de flexibilité dans l’approche envers l’employabilité des immigrants
  • L’intégration se considère comme un processus unilatéral qui comprend seulement un sens, celui de l’intégration et de l’adaptation des immigrants à la réalité canadienne, alors qu’il est indispensable de développer aussi l’autre sens celui de la connaissance plus profonde de la réalité à la quelle les immigrants appartiennent.

Recommandations

  • Il est très important de faire une recherche générale sur l’intégration des femmes professionnelles au marché canadien de travail
  • Être plus ouvert, flexible et inclusive envers les diplômes obtenus à l’extérieur du Canada
  • Améliorer les politiques d’insertion au travail et d’intégration au Canada professionnel.
  • Les communautés des minorités raciales et ethnoculturelles doivent être plus compétentes dans les services offerts femmes pour l’intégration au Canada professionnel.
  • Donner une importance cruciale à l’organisation et l’offre de l’information pour qu’elle soit accessible, claire et à la porté de tous ce qui ont besoin dès l’arrivée au Canada